Mouvement citoyen · Le pouvoir appartient au peuple. Reprenons-le.
Le constat

Le constat : un système confisqué

Le diagnostic est documenté, chiffré, sourcé. Ce n'est pas une opinion : c'est un état des lieux établi par les institutions elles-mêmes — INSEE, Cour des comptes, Haut Conseil des finances publiques, FIPECO.

1. La confiscation du pouvoir par les institutions

Notre système politique s'est transformé en monarchie élective temporaire :

  • Le 49.3 a remplacé la démocratie parlementaire. La loi est votée sans vote : le gouvernement engage sa responsabilité et la loi passe de force. Depuis 2020, il est utilisé pour imposer les budgets (retraites, PLF, PLFSS) sans débat ni scrutin.
  • Le référendum est devenu une arme politique, utilisé par les gouvernants quand il les arrange, jamais pour trancher les grands sujets de société.
  • Le Parlement est une chambre d'enregistrement. Amendements massivement rejetés, temps de parole verrouillé, commissions contournées : les députés ne décident plus, ils valident.
  • La technocratie décide à la place du peuple. Des mesures majeures — retraites, travail, fiscalité — sont imposées par décret ou ordonnances, sans débat citoyen.

Résultat : les Français ne se sentent plus représentés, parce qu'ils ne le sont plus.

2. La capture de l'État par les intérêts

L'argent public est devenu un système d'auto-alimentation de la classe politique :

  • Des subventions opaques circulent vers des associations et structures proches du pouvoir, sans évaluation de leur utilité ni de leurs résultats.
  • Le financement des partis récompense la docilité plutôt que la démocratie interne : des partis fonctionnent comme des machines à capter les fonds publics sans congrès, sans élections internes, sans droits pour leurs adhérents.
  • Des centaines d'opérateurs, agences et autorités se chevauchent, se financent et se reproduisent, sans contrôle effectif.
  • Le patrimoine et les intérêts des élus ne sont pas soumis à une transparence réelle : les conflits d'intérêts prospèrent dans l'ombre.

3. La dérive financière

Les chiffres officiels, tous sourcés, parlent d'eux-mêmes :

Indicateur 2023 2024 2025
Déficit public (% PIB) -5,4 % -5,8 % -5,1 %
Dette publique (% PIB) 109,5 % 112,6 % 115,7 %
Dette publique (Md€) 3 273 3 306 3 460,5
Prélèvements obligatoires (% PIB) 43,2 % 42,7 % 43,6 %
Charge de la dette (Md€) 56,4 65,7

Sources : INSEE (Insee Première n° 2106, 29/05/2026) ; Cour des comptes (RSPFP 2026).

  • 3 460,5 milliards d'euros de dette : un niveau record, supérieur au pic de la crise Covid.
  • 65,7 Md€ de charge de la dette : les intérêts que nous payons chaque année dépassent l'investissement dans l'éducation.
  • La France est la seule économie surendettée de la zone euro à ne pas avoir reflué son ratio depuis la fin de la crise sanitaire.
  • Les hausses d'impôts de 2025-2026 représentent 37 milliards d'euros — la classe politique préfère puiser dans nos poches plutôt que de réformer l'État.

Sans réforme : la dette atteindrait 157 % du PIB en 2036, le chômage 10 %, et la charge de la dette 170 milliards d'euros par an. (Projection du scénario « continuité sans effort ».)

4. La déconnexion entre l'élite et le peuple

  • Des privilèges au sommet, des sacrifices en bas : gel du point d'indice des fonctionnaires, hausses d'impôts pour tous, pendant que les élus votent leurs propres avantages.
  • Une caste qui ne vit plus la réalité des Français : cumul des mandats, réseaux d'influence, pantouflage — la politique est devenue une profession qui s'auto-renouvelle.
  • Des décisions contre le pays : subventions aux structures clientélistes, niches fiscales inefficaces (100 Md€ de dépenses fiscales dont une part à effet d'aubaine), aides aux entreprises non évaluées.

En résumé

Le système actuel est structurellement incapable de se réformer : ceux qui devraient changer les règles sont ceux qui en profitent. C'est pour cela que nous ne leur demandons pas de se corriger eux-mêmes. Nous leur retirons le pouvoir.

Le problème n'est pas la République. Le problème, c'est ceux qui l'ont confisquée.