Le goût du travail : l'entreprise et le salarié, ensemble
Le principe : l'argent doit rester entre l'entreprise et le salarié, au lieu de transiter par l'État. Plutôt que de subventionner les entreprises avec de l'argent repris ailleurs, on arrête de leur prendre — et le pouvoir d'achat augmente sans que le salaire brut change.
Trois mesures, pensées pour les deux à la fois : aider l'entreprise à respirer, et rendre plus net au salarié.
Mesure 1 — La suppression des taxes de production
Le principe : la France est championne d'Europe des taxes sur la production. Ces impôts pèsent sur les entreprises qu'elles gagnent ou perdent de l'argent. On les supprime.
| Taxe supprimée | Ce que c'est |
|---|---|
| CFE (cotisation foncière des entreprises) | Taxe sur la simple existence de l'entreprise |
| CVAE (valeur ajoutée des entreprises) | Taxe sur la valeur produite |
| TFPB sur les locaux professionnels | Taxe foncière sur les usines et bureaux |
| Total estimé | ~8 à 10 Md€/an rendus aux entreprises |
Effet sur l'entreprise : des coûts fixes en moins, dès le premier jour. L'entreprise peut baisser ses prix, embaucher, investir, augmenter les salaires nets.
Effet sur le pouvoir d'achat : des coûts de production plus bas = des prix plus bas pour le consommateur. Et l'entreprise a la marge pour mieux rémunérer ses salariés.
Le salaire brut ne change pas : c'est un allègement pour l'entreprise, pas une hausse de charges. L'argent qui restait à l'État reste dans l'économie.
Mesure 2 — La baisse des charges patronales sur les bas salaires
Le principe : le coût du travail est trop lourd sur les bas salaires. On réduit les charges patronales pour les salaires proches du SMIC — les bas salaires sont les plus avantagés.
- Allègement renforcé des charges patronales jusqu'à 1,8 SMIC : le coût du travail baisse fortement pour les emplois modestes.
- Dégression progressive : plus le salaire est bas, plus l'allègement est fort. Jusqu'à zéro avantage au-delà de 1,8 SMIC (≈ 30 000 €/an).
- Le brut ne change pas : l'économie de charges n'est pas un salaire en plus pour l'entreprise, elle est partagée avec le salarié sous forme de salaire net plus élevé.
Effet sur l'entreprise : un salarié au SMIC coûte moins cher → les emplois modestes redeviennent rentables, l'embauche est relancée.
Effet sur le pouvoir d'achat : le salarié au SMIC ou juste au-dessus gagne du net chaque mois, sans que son brut bouge. Exemple : au SMIC, +70 € net par mois environ — c'est l'entreprise qui économise, le salarié qui en profite.
Règle d'or : le brut reste inchangé, les bas salaires sont plus avantagés. Plus on est proche du SMIC, plus on gagne. C'est la logique inverse des réformes passées.
Mesure 3 — La prime de partage de la valeur défiscalisée
Le principe : une entreprise qui fait du profit peut en partager avec ses salariés, sans aucune charge ni impôt ni pour l'une ni pour les autres.
- Prime de partage de la valeur (ex-prime exceptionnelle de pouvoir d'achat) : versée par l'entreprise à ses salariés.
- Défiscalisée et désocialisée : ni impôt sur le revenu, ni cotisations salariales, ni charges patronales.
- Facultative pour l'entreprise, encadrée pour le salarié : montant libre, versement simple.
Effet sur l'entreprise : coût quasi nul (pas de charges), un outil simple pour motiver, fidéliser et récompenser les équipes sans alourdir le coût du travail.
Effet sur le pouvoir d'achat : le salarié reçoit le montant intégral, net de tout. Exemple : une prime de 800 € versée par l'entreprise → 800 € nets sur le compte du salarié, sans un euro d'impôt.
Le brut reste inchangé. La prime est un bonus : elle ne remplace pas le salaire, elle s'y ajoute — nette.
Le cercle vertueux : l'argent reste dans l'économie
| Mesure | Effet entreprise | Effet salarié | Salaire brut |
|---|---|---|---|
| Suppression des taxes de production | Coûts fixes ↓, prix ↓ | Pouvoir d'achat ↑ (prix) | Inchangé |
| Baisse des charges patronales bas salaires | Coût du travail ↓, embauches | Net ↑, bas salaires avantagés | Inchangé |
| Prime de partage de la valeur | Coût nul, motivation | Net ↑ (défiscalisée) | Inchangé |
Résultat : l'État ne prélève plus et ne redistribue plus. L'argent circule directement de l'entreprise vers le salarié et le consommateur. Plus de consommation, plus d'activité, plus d'emploi — et l'État encaisse finalement plus, avec des taux plus bas.
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